Mercredi 25 janvier 2012

Historiquement c’est la gauche parlementaire qui a participé à la préservation mais aussi à la modernisation de notre droit local

J’ai pris connaissance avec stupeur et consternation de la lettre ouverte que M MAURER a adressée à M. François HOLLANDE concernant le concordat.

Au-delà des grandes envolées lyriques qui frôlent la fantaisie, et qui prêteraient à sourire si elles n’avaient pour auteur un député de la République, je souhaite rappeler à M. MAURER que ni lui, ni l’UMP n’ont le monopole de l’attachement à nos racines et à nos valeurs.

Je suis tout autant attaché que lui au droit local mais aussi à la laïcité. Je lui rappelle qu’historiquement c’est la gauche parlementaire qui a participé à la préservation mais aussi à la modernisation de notre droit local. Elle entend bien poursuivre dans cette voie.

La polémique qu’il tente de créer avec d’autres à droite sur le concordat n’a pas de sens. Elle a pour seul objectif de masquer le bilan désastreux de 5 ans de gestion UMP. Notre République laïque s’est toujours accommodée du régime concordataire et il n’y a aucune raison que cela change. Jean – Marc AYRAULT l’a d’ailleurs réaffirmé clairement à l’Assemblée Nationale.

Quant à M. MAURER, je lui suggère de garder son calme et de respecter l’Alsace et les Alsaciens. Je lui propose d’écrire une « lettre ouverte » à celui qui est encore pour quelques mois le Président sortant pour réclamer une autre politique plus juste, plus sociale, plus respectueuse aussi de nos citoyens, c’est-à-dire l’exact contraire des lois votées par le député UMP depuis 5 ans.

En réagissant comme il l’a fait, il méprise la République et fait honte à l’Alsace

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Samedi 31 décembre 2011

« Dans toute chose il y a une faille. C’est ainsi qu’entre la lumière. » Léonard COHEN

Pour 2012, je vous souhaite du bonheur pour vous et vos proches. Bonheur personnel c’est l’essentiel. Réussite professionnelle aussi c’est important.

Politiquement, je souhaite évidemment que 2012 soit l’année du changement. Le changement pour plus de justice, plus de solidarité, plus de fraternité. Le changement aussi pour une démocratie adulte et apaisée au sein de laquelle chacun puisse reprendre confiance en lui – même et dans les autres aussi. Le changement enfin pour qu’ensemble nous retrouvions le chemin de l’ambition, de l’innovation afin qu’aboutisse le « rêve français ».

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Dimanche 18 décembre 2011

Plan hivernal d’hébergement des sans-abris : La CUS renforce son dispositif pour pallier les défaillances de l’Etat

Pour faire face à la situation alarmante constatée sur le terrain et au recul de l’engagement de l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont décidé de renforcer le dispositif d’hébergement d’urgence du Plan hivernal 2011-2012, par l’ouverture de 120 places supplémentaires, dont une grande partie destinées aux personnes isolées, négligées par le dispositif étatique.

En plus des 130 places ouvertes pour l’accueil des personnes sans-abris, et gérées par la Ville de Strasbourg, 120 places ont été créées pour pallier l’afflux de demandes en période hivernale. Elles se répartissent entre deux structures :

o À partir du 29 décembre, 80 places permanentes seront ouvertes dans le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René Cassin à Koenigshoffen (jusqu’au 31 mars 2012).
o 40 places en réserve à l’ancienne crèche-relais de la rue d’Or. Elles seront ouvertes en cas d’afflux particulièrement important.

Dans cet objectif, la Ville et la Communauté urbaine ont entièrement financé la réalisation de travaux sur ces deux bâtiments, par ailleurs désaffectés. Les deux dispositifs sont prévus pour l’accueil de personnes isolées, comme de familles. Ils viennent compléter les places ouvertes dans les logements de la rue Buchner à Hautepierre (110 places pour les familles) et au Centre d’accueil et d’hébergement de la rue des remparts (20 places).

Pour Christian Spiry, conseiller municipal de Strasbourg délégué à l’hébergement d’urgence, « la collectivité double quasiment son dispositif, mais surtout veille à ce qu’il soit ouvert à toute personne en difficulté ou à la rue, sans discrimination, ni catégorie. Et elle s’assure que les conditions d’accueil soient dignes et respectueuses et donnent lieu à un encadrement compétent, réalisé par des professionnels de l’action sociale. »

Alors que la responsabilité de l’hébergement des personnes sans-abris pendant la période hivernale revient à l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc pris l’initiative de ces deux dispositifs complémentaires tant le Plan hivernal engagé cette année par l’Etat s’avère insuffisant. L’accueil des personnes isolées est particulièrement préoccupant. Ainsi, à Strasbourg, il est prévu par l’Etat :

o 200 places pour les familles et les personnes isolées : soit en hôtel (120 places), soit dans une structure collective (80 places dont 30 pour personnes isolées) dans les locaux de la gendarmerie de l’avenue Jean Jaurès.
o 30 places supplémentaires en hébergement précaire à l’accueil de jour Bayard géré par Horizon Amitié, accessibles sur orientation du SIAO (service d’information, d’accueil et d’orientation) ou de la Veille sociale 115, et après accord de la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale).
Un dispositif très insuffisant au regard des expériences passées et des demandes habituellement enregistrées à Strasbourg en période hivernale.

Pour Philippe Bies, vice-président de la CUS en charge de l’habitat, « le dispositif prévu par l’Etat est largement insuffisant pour répondre aux besoins constatés, tant par l’ensemble des partenaires associatifs que les équipes sociales de notre collectivité. De plus, nous n’admettons pas les conditions que l’Etat a décidé de mettre à l’accès à ces places d’urgence, tant en nombre qu’en qualité (matelas au sol, pas d’encadrement social, discrimination d’accès selon les situations individuelles, etc.). La Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc décidé de prendre leurs responsabilités pour accueillir les personnes sans-abris de leur territoire en plus grand nombre et dans des conditions de plus grande dignité ».

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Mercredi 14 décembre 2011

Le Conseil d’Administration de CUS Habitat a adopté ce matin son budget 2012

Lors de sa séance du 14 décembre, le Conseil d’administration de CUS Habitat a adopté son budget 2012. Ce budget est conforme aux orientations budgétaires présentées au Conseil d’administration lors de sa séance du 12 octobre dernier.

Ce budget rigoureux mais volontariste s’appuie sur les orientations suivantes :

• Veiller au strict respect des engagements pris dans le cadre du plan de consolidation.
• Pérenniser le modèle économique de CUS Habitat en maîtrisant nos coûts et en remettant à niveau l’ensemble de notre patrimoine.
• Maintenir nos efforts dans les projets de rénovation urbaine.
• Moderniser la gestion de l’entreprise en développant les outils de travail (ateliers et siège social) et en poursuivant la mise en œuvre du statut OPH.

Le budget 2012 prévoit un autofinancement courant de plus de 4 millions d’€uros et un résultat comptable de plus de 8 millions d’€uros. Le niveau des investissements est fixé à près de 120 millions d’€uros et donne à CUS Habitat les moyens des actions programmées pour 2012 : réhabilitation de 853 logements, démolition de 208 logements, poursuite des efforts en matière de production de logements neufs avec 193 logements à livrer et amélioration des performances énergétiques des logements.

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Vendredi 18 novembre 2011

Bassin provisoire de la piscine de la Kibitzenau : ma réponse à M. Maurer

Décidemment M. Maurer semble avoir pris de mauvaises habitudes à Paris. Voila qu’il tente de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. En effet de quoi s’agit-il dans ce dossier de la piscine de la Kibitzenau.

La demande initiale du Député UMP portait non pas sur une piscine provisoire, mais sur un second bassin définitif à inclure dans le projet de rénovation de la piscine, comme en atteste le document transmis par le Conseil Général à la Communauté Urbaine de Strasbourg le 21 septembre 2011. Il est important de préciser que le projet prévoyait, bien avant cette demande, la création d’un second bassin. Cela démontre une connaissance très relative du sujet et donnait déjà l’impression d’une intervention purement politicienne.

La demande d’un bassin provisoire est venue dans un second temps même si c’est une revendication ancienne de l’association « Piscines pour tous » et que M. Maurer n’a fait que tenter de rebondir sur cette idée. Hélas comparaison n’est pas raison encore une fois !

Revenons donc au coût estimé de cette piscine provisoire. Il est en effet facile de jouer avec les chiffres en comparant des couts hors taxe – travaux à des coûts d’opération TTC tout en omettant de préciser la limite des prestations effectivement prises en compte (vestiaires, chaufferie,…).

En l’espèce le coût annoncé par les services lors de la réunion publique du 7 octobre dernier à savoir de 3 à 4 M.€.ttc recouvre bien les montants annoncés par le député UMP.

En effet :
Terrassement : 600 000 €
Installation : 100 000 €
Location (24 mois maximum) : 1 680 000 €

Soit un total hors taxe travaux de 2 380 000 € HT dont il résulte un coût global d’opération de 3 570 000 € TTC (compris honoraires frais divers et tva). Si ces coûts sont bien comparables, c’est parce qu’ils ont été établis après avoir consulté la même entreprise que celle qui a réalisé le bassin provisoire de l’INSEP.

Deux éléments pour conclure :

- le bassin de l’INSEP a été réalisé suite à un incendie et il est probable que son coût a été pris en charge en tout ou partie par l’assurance du propriétaire. Dans le cas de la Kibitzenau c’est le contribuable qui devrait payer plein pot !

- L’INSEP accueille exclusivement des sportifs de haut niveau et ses équipements ne sont pas ouverts au grand public. C’est une différence fondamentale qui détermine aussi le gabarit des équipements connexes à la piscine elle-même (vestiaires, accueil etc..)

Evidemment M. Maurer s’est bien gardé d’apporter ces précisions qui peuvent pourtant sembler évidentes quand on est de bonne foi.

Je regrette que M. Maurer ait fait le choix de participer au débat que par le biais d’affirmations ou d’incantations par voie de presse ou de courriers, plutôt que de participer aux réunions publiques (auxquelles il est invité) qui permettent pourtant un échange d’arguments plus direct et un vrai débat contradictoire. Chacun sa méthode.

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Jeudi 17 novembre 2011

Projet du Bruckhof : un procès d’intention qui tente de surfer sur des inquiétudes légitimes à ce stade du chantier

En réponse au courrier des lecteurs de l’Association « Pour Neudorf », paru le 17 novembre 2011, je souhaite à mon tour apporter quelques précisions sur ce projet dont je comprends qu’il puisse, au stade actuel, susciter des inquiétudes.

Sur les trois points évoqués, à savoir la densité, l’esthétique des bâtiments et les espaces verts et de nature il convient néanmoins d’être précis et de ne pas se contenter de déclarations à l’emporte pièce.

Sur la densité

Seul 49% du terrain sera bâti. Par rapport au projet initial prévu par l’ancienne municipalité, la hauteur des bâtiments a été augmentée en moyenne d’un étage. Le gabarit des nouveaux immeubles correspond ainsi à celui des immeubles existants de l’avenue Aristide Briand, ce qui permet de réduire les emprises bâties et de développer des cœurs d’ilot végétalisés.

Concernant les vis-à-vis, les plus courts sont d’environ 12 mètres entre deux immeubles au Sud du projet, mais on est le plus souvent au-delà de 15 mètres de distances entre les façades, ce qui correspond aussi au tissu urbain existant au Neudorf et dans le reste de la ville.

L’aspect extérieur des bâtiments

Il n’aura échappé à personne que le quartier est en cours de construction. A ce stade il n’est effectivement pas très esthétique, mais c’est un chantier… .Son aspect esthétique final n’aura rien à voir avec des blocs de béton gris ou des « Légos géants » comme le prétend l’association « Pour Neudorf ». Les visuels installés sur le site sont là pour le démontrer ainsi que le succès commercial de l’opération. Les strasbourgeois qui ont fait le choix d’investir sur ce secteur et d’y habiter apprécieront d’ailleurs les remarques de l’association…

Des matériaux complémentaires au béton seront utilisés. Ainsi, et cela tombe bien, des briques sont prévues pour de nombreux parements, comme le suggère « Pour Neudorf ». Il ne faut à ce titre pas confondre le gris du béton qui est un matériel de construction et la couleur des parements et enduits qui seront apposés. En l’occurrence, on sera sur une composition de blanc, gris et noir sur les façades de la route du Rhin et de l’avenue Aristide Briand (façades les plus urbaines) et du blanc et une teinte bois dans les immeubles donnant vers le Ziegelwasser.

La nature et les espaces publics

C’est justement l’organisation des immeubles sur une hauteur égale aux immeubles existants, qui permet de réduire les emprises bâtis et de développer des cœurs d’ilot. De nombreux espaces verts sont ainsi prévus dans ces cœurs d’ilot permettant le développement de grands arbres. Certains logements en rez-de-chaussée disposerons de jardins privatifs.

L’aménagement de la promenade des Berges du Ziegelwasser, que vient d’inaugurer le Maire, a été réalisé par la ville et vient accompagner ce projet de construction d’un nouveau quartier. Ce projet de promenade de 60 ares a été passé au crible d’un « calculateur carbone », permettant d’évaluer et de comparer les émissions de CO2 respectives de chacune de ses options techniques : choix des matériaux et du mobilier, revêtement de sols, choix des plantations, etc.

La performance énergétique est aussi à l’œuvre dans la construction des bâtiments puisqu’ils seront pour 40% aux normes BBC, et aux normes THPE (Très haute performance énergétique) pour le reste.

Je comprends les inquiétudes et les interrogations mais recommande d’attendre la fin du chantier avant de crier au loup…

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Lundi 10 octobre 2011

Dimanche un immense espoir s’est levé

Ce dimanche 9 octobre restera gravé dans l’histoire de la Gauche et du Parti Socialiste. Dans le Bas – Rhin, à Strasbourg, la mobilisation est allée bien au-delà de nos espérances. Dimanche prochain cet élan doit être amplifié encore. C’est une condition essentielle pour battre Nicolas Sarkozy en 2012.

En arrivant largement en tête, François HOLLANDE a confirmé qu’il était le plus le plus à même de rassembler largement pour changer notre pays sur la base d’un projet de gauche crédible.

Dimanche dernier, un immense espoir s’est levé. Il est de notre responsabilité d’être dignes de l’intérêt que nous ont témoigné nos concitoyens. De ce point de vue, rien ne serait pire que des tractations en coulisses, des marchandages d’un autre temps. L’engouement démocratique implique la transparence et la clarté.

Aujourd’hui, plus qu’hier encore, François HOLLANDE, est en capacité d’affronter et de battre le président UMP sortant. On ne change pas le pays d’un coup de menton ! Homme de conviction et de synthèse, il saura redonner à notre pays la sérénité et la confiance indispensables pour affronter les défis d’un changement profond.

C’est pourquoi, au nom de l’ensemble des soutiens Bas – Rhinois de François HOLLANDE, j’appelle les citoyens à venir voter le 16 octobre pour le vrai changement avec une gauche rassemblée.

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Lundi 10 octobre 2011

ma réaction suite à la proposition du député UMP pour la piscine de la Kibitzenau

C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance de l’opposition du Député Jean-Philippe MAURER à la fermeture pour travaux de la piscine de la Kibitzenau et de sa proposition de construction d’un bassin supplémentaire.

Au – delà de son caractère politicien et démagogique, l’intervention de M. Maurer marque une profonde méconnaissance du dossier.

Plan piscine

Avec Roland RIES et Jacques BIGOT, nous avons décidé d’agir pour rénover les piscines et permettre à tous de meilleures conditions de natation. Ainsi, nous mobiliserons près de 40 M€ d’ici 2014, dont18 M€ rien que pour la piscine de la Kibitzenau, pour la rénovation des piscines de la communauté urbaine de Strasbourg. Ainsi la piscine d’Ostwald rouvrira prochainement et qu’à l’été 2012 (au moment de la fermeture prévue pour la Kibitzenau) la piscine du Wacken ouvrira ses bassins dans sa nouvelle configuration.

Je rappelle également que la CUS envisage de construire un nouvel équipement nautique dans le sud de l’agglomération. Une décision définitive devrait être prise en 2013, notamment quant à al localisation de ce nouvel équipement

Les scolaires

Parmi les 210 000 usagers de la Kibiztenau, 10% sont des élèves du primaire et 12% du secondaire. Les services communautaires travaillent actuellement sur des simulations de relocalisation tout comme pour les clubs utilisateurs qui représentent 15% des usagers. D’ici la fin de l’année une rencontre est prévue avec l’ensemble des représentants des usagers pour évoquer ces questions et prendre toutes les mesures utiles d’ici l’été 2012.

Aussi quand le député UMP s’émeut de voir des centaines d’enfants, collégiens et lycéens privés d’une matière obligatoire qu’ils ne pourront rattraper je trouve cela un peu fort de café quand on sait que ce même Député a voté toutes les lois de finance du gouvernement ayant amené la suppression de plus de 66 000 postes d’enseignants depuis 2007, la fermeture de classes et une désorganisation des rythme scolaires. C’est cette triste réalité que vivent nos concitoyens aujourd’hui

L’argent public

M. Maurer oublié d’indiquer que le coût de sa proposition est de 6 millions € pour la collectivité, soit le coût de construction d’un gymnase. Par exemple celui du Heyritz que la CUS est en train de construire suite à la défaillance du Conseil Général dont M. Maurer est un éminent représentant.

En conclusion « Tout devient possible » pour le Député Maurer, à coup de paroles et de millions d’euros ! Je comprends mieux pourquoi et comment avec l’UMP les déficits publics se sont creusés.

Mais, non, Monsieur Maurer, ce slogan ne marche plus ! Les citoyens des quartiers sud de Strasbourg ne sont pas dupes, ils savent que votre démarche est purement politicienne et je me devais de la dénoncer. Prendre des responsabilités à la tête d’une ville c’est faire des choix, les assumer, les défendre, tout l’inverse de ce que fait le Député Maurer qui vote toutes les lois de régression sociale à Paris et berce de belles paroles démagogiques nos concitoyens à Strasbourg.

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Samedi 17 septembre 2011

François HOLLANDE : « Mon objectif : faire gagner la gauche, faire avancer la France »

Ce premier débat a permis de valoriser nos primaires citoyennes. D’ici au 9 octobre, nous avons cette responsabilité, celle de sensibiliser le peuple de gauche à ce droit nouveau qui leur est désormais conféré, les exhorter à s’en saisir pour créer cette force qui nous conduira à la victoire le 6 mai 2012.

Nous ne sommes pas là pour remporter un débat, pas davantage pour remporter une primaire, nous sommes ensemble pour remporter l’élection présidentielle et la réussite de ces primaires sera un atout dans ce grand défi collectif qui nous attend.

Notre responsabilité est d’auant plus forte que nous sommes dans un moment décisif. Alors que la crise frappe lourdement, la politique conduite depuis désormais dix ans est venue accroître les inégalités, jusqu’à en devenir insupportable pour un grand nombre d’entre nous. Comme je l’ai dit, le risque, c’est la continuité, notre chance à tous, c’est le changement.

Pour le conduire avec succès nous devrons réunir trois conditions indispensables :

- la crédibilité, sans laquelle il n’y a pas de redressement possible, notamment de nos comptes publics

- la justice, et notamment fiscale, sans laquelle il n’y aura pas d’efforts consentis

- l’espérance sans laquelle une Nation ne peut pas se sublimer.

Je l’ai exprimé à l’occasion de ce débat, cette espérance que j’entends lever, elle se tourne vers la jeunesse. Libérer la jeunesse, la conduire vers sa propre réussite confèrera confiance en notre pays et en son avenir. C’est le sens de mon engagement que j’ai réaffirmé, pour l’éducation de cet effort que je souhaite conduire dans l’insertion professionnelle et de cette volonté de lier les âges que je concrétiserai à travers le contrat de génération.

La voie que j’ai tracée doit nous conduire à rétablir la confiance dans l’avenir sans laquelle rien n’est possible. C’est une belle ambition que je vous propose de partager. Je m’y suis préparé. J’ai fait un long chemin, dans lequel je me suis fixé cet objectif : faire gagner la gauche et faire avancer la France.

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Vendredi 2 septembre 2011

Refaire du logement une priorité nationale

Avec l’emploi, le logement est la principale préoccupation des Français, et pour cause ces deux questions sont intimement liées. A Strasbourg nous l’avons bien compris. Nous avons décidé d’agir concrètement. Les premiers résultats sont là.

Plus de 2500 logements aidés ont été programmés et financés en 2010 contre 650 en moyenne en 2006 et 2007. Sur l’ensemble de ces logements près de 25% sont des logements très sociaux contre 8% en 2008. C’est important car au moment où nous traversons une crise sans précédent, où tous les indicateurs économiques et sociaux sont au rouge, c’est bien de ce type de logement dont les familles ont besoin. Par ailleurs, près d’une vingtaine d’opérations d’aménagement d’initiative publique sont engagées sur l’ensemble de l’agglomération. Elles permettront, avec l’initiative privée que nous encourageons fortement, la création de 3000 logements par an. Nous renforcerons ainsi l’attractivité du territoire et nous contribuons à réduire l’étalement urbain.

Cette politique permet d’ores et déjà à l’agglomération de Strasbourg de jouer à nouveau son rôle de moteur économique en Alsace. Un rôle de soutien au secteur du bâtiment puisque plus de 50% des chantiers engagés dans la région s’y concentre et que nous pouvons évaluer à 3000 le nombre d’emplois assurés dans ce secteur grâce à cette politique volontariste.

Si nous avons compris localement que la construction de logements permettait à la fois de donner un toit à chacun et de soutenir la dynamique économique et l’emploi, le Gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure des enjeux.
Des faits récents parlent d’eux même. Le dernier Congrès du l’Union social pour l’Habitat, que nous avons eu l’honneur d’accueillir à Strasbourg en septembre 2010, s’est déroulé dans une ambiance quelque peu électrique. Et pour cause, le gouvernement venait alors d’annoncer une ponction de près de 340 M€ sur les fonds des bailleurs sociaux, réduisant ainsi fortement leurs marges de manœuvre. Roland RIES avec plusieurs responsables de collectivités avait dénoncé ce geste et les conséquences qu’il pouvait avoir à l’heure où nous nous engagions tous dans des politiques en faveur du logement social.

Un an après, où en sommes-nous ? Les choix opérés depuis ne sont pas de nature à rassurer. Ainsi, au mois de février dernier, l’Etat a annoncé que les aides pour la construction de logements en Alsace passeraient de 13 M€ en 2009 à 6,9 M€ en 2011, soit une quasi-division par 2 !
Avec une enveloppe aussi faible, le financement d’une partie des logements programmés était de fait remis en cause. Nous avons ainsi demandé, conjointement avec les autres collectivités alsaciennes, des financements complémentaires dont notre région et notre agglomération ont besoin.

La réponse du Ministre du logement a été sans appel. Il considère que nous pouvons nous en sortir avec les crédits prévus par l’Etat et que d’autres territoires en France sont bien plus prioritaires que l’Alsace. Il prétend également qu’après le très bon niveau de constructions ces dernières années, la crise du logement sur l’ensemble du territoire s’estompe. On peut légitimement se demander si nous vivons dans le même monde, s’il a perdu pied avec la réalité, ou s’il s’agit tout simplement d’un aveu : le logement et notre région ne sont définitivement pas des priorités pour le gouvernement.

Espérons que le nouveau passage du Ministre du logement à Strasbourg, un an après le congrès de l’USH, à l’occasion de l’Université des Entreprises sociales pour l’Habitat lui permettra de prendre conscience des réalités. Rien n’est moins sur…
Je reste pour ma part persuadé qu’il est urgent de changer de politique dans un contexte de crise qui ne fait qu’accentuer les difficultés économiques et sociales de nos concitoyens. Les prochaines échéances électorales seront de ce point de vue déterminantes.

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