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Roland Ries Sénateur-Maire de Strasbourg et Jacques Bigot, Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg, prennent acte de l’engagement, par le Préfet de Région, du processus de fusion des collectivités alsaciennes au sens de l’article L. 4114-1 du Code Général des Collectivités Territoriales.
Néanmoins, ils s’étonnent de la précipitation de cette annonce à moins de 50 jours du premier tour de l’élection présidentielle. L’avenir des collectivités territoriales est un des sujets de la campagne présidentielle. Le temps n’est donc plus à la réforme.
Depuis le 7 mai 2011, le Ministre-Président de la Région Alsace, Philippe Richert, avait les moyens de mettre en œuvre un Groupe Projet rassemblant l’ensemble de l’Alsace dans ses composantes politiques, économiques, sociales et territoriales. Celui-ci ne s’est jamais réuni et l’Alsace a ainsi perdu un temps précieux qui aurait permis d’avancer vers des propositions concrètes pour son avenir institutionnel.
Pis, c’est aujourd’hui le sens et la nature même du Groupe Projet qui sont remis en question, puisque les interprétations divergent entre les Présidents UMP du Conseil Général du Haut-Rhin, du Conseil Général du Bas-Rhin et de la Région Alsace. À ce sujet, une clarification nécessaire est attendue de la part des trois Présidents, tant la confusion était prégnante au cours de ces dernières semaines.
Pour Roland Ries et Jacques Bigot, il est impératif qu’un grand nombre de sujets – du mode de scrutin aux compétences exercées par cette nouvelle collectivité et à son siège – puissent être travaillés et débattus dans le cadre d’un Groupe Projet où l’ensemble des contributions des citoyens alsaciens devront être examinées et discutées. C’est tout l’enjeu de la réussite démocratique de ce projet.
« Il est à déplorer qu’usant de son pouvoir de Ministre des Collectivités Territoriales durant quelques semaines encore, Philippe Richert impose aux services de l’Etat une analyse affirmant la convergence des trois délibérations. On peut douter de cette convergence lorsque le Président du Conseil Général du Haut-Rhin explique que la délibération votée par son assemblée « n’est absolument pas concordante avec les deux autres » et retire à une Vice-présidente ses délégations au motif qu’elle a voté la délibération du Conseil Régional, et non celle qu’il a proposée. Où est la convergence ? »
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A Strasbourg, comme partout en France, l’école publique voit ses moyens réduits d’année en année. Ce rabotage général des politiques publiques est scandaleux et vient affaiblir les missions de l’Ecole alors que dans la crise que nous traversons, l’investissement dans l’avenir de nos enfants devrait être une priorité.
Après des suppressions de postes à répétition, à la prochaine rentrée le Bas Rhin doit rendre 108 postes d’enseignants dans le premier degré dont 20 sur Strasbourg.
Les conséquences de ces coupes budgétaires seront désastreuses :
- de nombreuses classes sont surchargées notamment dans les niveaux qui nécessitent un accompagnement plus personnalisé des enfants.
- la continuité du service public d’éducation n’est plus assurée par manque de remplaçants formés privant ainsi de nombreux élèves de leurs cours.
- les enseignants des RASED sont particulièrement sacrifiés et les outils d’aide aux élèves en difficulté sont détruits. Cette mort programmée des RASED (qui comptent des maitre E spécialisés dans la pédagogie et les maitres G rééducateurs) ne va plus permettre la prise en charge précoce des enfants qui connaissent des problèmes de scolarité et, ou de comportement.
- enfin, le métier d’enseignant est le seul qui ne s’apprend plus en France.
Le Gouvernement actuel abandonne ses jeunes enseignants en leur refusant une formation professionnelle suffisante à laquelle ils ont droit.
Toutes les mesures prises vont totalement à l’encontre de ce que nous cherchons à développer à travers notre investissement pour les écoles, tant sur le temps scolaire que périscolaire, afin que chaque enfant puisse réussir sa vie et devenir un citoyen averti et épanoui.
C’est pourquoi les élus du conseil municipal de Strasbourg sont aux côtés des personnels de l’Éducation nationale comme aux côtés des parents dans les mobilisations qu’ils organisent.
Dans l’urgence, ils demandent au Gouvernement un moratoire immédiat quant aux suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Au-delà, ils appellent à une vaste réflexion sur l’adéquation entre les objectifs et les moyens de l’Education nationale, dans le pays en général, et à Strasbourg en particulier.
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Vous avez souhaité interpeller une nouvelle fois le maire au sujet du projet du Bruckhof
Vous devez sans doute vous rappeler que ce projet a été initié en 2006 par la ville de Strasbourg et que c’est vous qui avez choisi en 2007 les lauréats du concours organisé à l’époque.
Il me semble d’ailleurs intéressant de comparer le projet lauréat avec celui qui est actuellement en cours de réalisation. Et comme les images sont souvent plus parlantes que des longs discours je demande qu’on projette à l’écran les plans masse de 2007 et celui de 2012.
Vous pouvez constater, comme l’ensemble des collègues, qu’il est difficile de prime abord de percevoir une différence substantielle. En réalité, le plan masse n’a quasiment pas bougé, même si nous sommes passés de 32 500 à 39 000 m² de SHON. En moyenne il y a simplement un étage supplémentaire sur chaque immeuble. J’observe que cette augmentation de la densité (+16%) reste très inférieure à la proposition de Nicolas Sarkozy d’augmenter la constructibilité de tous les terrains de 30%. J’imagine, Madame la Sénatrice, que comme les parlementaires socialistes vous vous opposerez vigoureusement à ce projet de loi lors de sa prochaine discussion au sein de la Haute Assemblée.
Le projet comporte en cœur d’îlot des espaces verts permettant le développement de grands arbres et d’espace de natures de proximité. C’est justement le resserrement des immeubles sur une plus grande hauteur, mais qui reste dans le gabarit des immeubles existants de l’avenue Aristide Briand, qui permet de limiter les emprises bâties et de développer ces cœurs d’ilot. Ainsi, dans l’Ilot Nord, 53% de la parcelle est construite, 44 % pour l’ilot Sud. Soit sur l’ensemble du Bruckhof seulement 49 % du terrain est construit, c’est tout simplement moins de la moitié ! On est loin du « remplissage forcené du terrain » pour reprendre vos propos.
Certains logements en rez-de-chaussée vers le cœur d’ilot disposent de jardins privatifs. Concernant les vis-à-vis, les plus courts sont d’environ 12 mètres entre deux immeubles au Sud du projet, mais on est le plus souvent au-delà de 15 mètres de distances entre les façades, ce qui est là aussi quelque chose de classique en cœur de ville ou au Neudorf. Ces espaces ne demandent qu’à être animé et appropriés par les futurs habitants du quartier qui pourront s’y détendre. J’ajouterai, sans entrer dans les détails, que nous avons imposé aux promoteurs une amélioration sensible de la qualité et de la performance énergétique des bâtiments construits.
En matière d’espace public il ne faut pas quand on est de bonne foi limiter son propos ou sa réflexion à la seule emprise en cours de réalisation. Ainsi, je tiens à rappeler l’aménagement de la promenade des Berges du Ziegelwasser, qui a été réalisé par la ville et qui vient accompagner ce projet de construction du nouveau morceau de quartier. Ce projet de promenade « écologique » de 60 ares a été passé au crible d’un « calculateur carbone », permettant d’évaluer et de comparer les émissions de CO2 respectives de chacune de ses options techniques : choix des matériaux et du mobilier, revêtement de sols, choix des plantations, etc. C’est un aménagement très apprécié et aussi un lieu de rencontre entre les générations et de valorisation de la biodiversité.
Concernant l’organisation de la circulation permettez moi une nouvelle fois d’être étonné que vous posiez ce type de question aussi tardivement, alors que vous avez initié ce projet. Compte tenu des responsabilités qui ont été les vôtres ici même, vous n’êtes ainsi pas sans ignorer qu’avant de lancer une telle opération des études de circulation sont réalisées.
La encore, la configuration n’a pas changé par rapport au concours de 2006, que vous aviez initié. La création de la rue de Bucarest permet de soulager le carrefour Briand/Avenue du Rhin en utilisant un nouveau carrefour au droit de la rue de Budapest. Les études de circulation ont démontré que cela fonctionne. Celles qui ont été réalisées en 2011 et qui intègrent les données de l’extension de la ligne D du tramway et de l’urbanisation de Citadelle, ont confirmé le fonctionnement de ce carrefour qui quoi qu’il arrive restera moins compliqué que celui que subissent les Neudorfois au croisement des rues du Landsberg, de Rathsamhausen et de l’Avenue Jean Jaurès. Des réunions de concertation avec les riverains nous ont d’ailleurs permis de rentrer dans le détail des choses. D’autres concernant l’extension de la ligne D suivront dans les mois à venir.
Concernant l’offre en stationnement. Il est à noter que le terrain ne permettait pas d’accueillir plus de places sur un seul niveau de sous-sol. La création d’un deuxième niveau de sous-sol implique des surcouts constructifs prohibitifs, notamment pour les logements sociaux qui d’ailleurs étaient absents du projet initial, tout comme les 2 résidences étudiantes.
Cela étant, les règles du Plan d’Occupation des Sols impliquaient que soient réalisées 285 places de stationnement (étant entendu par exemple que pour les résidences étudiantes la norme est d’une place pour 10 studios). Le projet actuel en comporte très exactement 379, soit 25% de plus. Avec une station de tramway en proximité immédiate du quartier, cela paraît raisonnable.
Je conclurai en remarquant que votre interpellation est en tout point similaire à celle d’une association du quartier de Neudorf réputée proche de l’UMP. J’y vois là au mieux une simple coïncidence ou, et c’est le plus probable, la volonté délibérée d’exploiter de façon politicienne l’inquiétude légitime d’une partie de nos concitoyens effrayés par la masse de béton visible à ce stade du chantier.
Pour conclure mon propos et nous projeter vers un avenir proche, je souhaite vous montrer une image du projet quand il sera achevé. Vous constaterez, au-delà du regard forcement subjectif que nous pouvons porter els uns et els autres, que cela n’a rien à voir avec ce que nous observons actuellement en phase chantier. Vous voyez notamment au 1er plan le dernier élément de programme qui sera un hôtel IBIS Budget, en lieu et place des 4000 m2 de bureaux initialement prévus.
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Le Comité Technique Spécial Départemental s’est réuni ce lundi 13 février pour examiner la fermeture de près de 80 classes de primaires dans le Bas Rhin. Les écoles de la 2ème circonscription (Strasbourg Sud / Illkirch-Graffenstaden) sont largement impactées par ces mesures, qui touchent les écoles Ampère, du Rhin, de la Musau et de la Canardière à Strasbourg ou encore celle du Sud à Illkirch – Graffenstaden.
Depuis près de 5 ans, la logique comptable a pris le pas sur la mission éducative et pédagogique du service public de l’éducation. Il n’est pas possible de faire mieux avec moins dans des classes de plus en plus surchargées. Faire des économies sur l’Ecole c’est l’affaiblir.
Je m’oppose à cette politique. Je partage la volonté de François Hollande de faire de l’Education, et notamment des écoles maternelle et primaire, une priorité car c’est dès le début de la scolarité qu’il faut donner les mêmes chances à tous les enfants en leur permettant d’évoluer dans des rythmes et conditions scolaires décents. Ses propositions concrètes et responsables constituent un espoir pour les parents et pour les enseignants plus que jamais inquiets du sort réservé à l’Education.
Je constate le silence du député UMP de la 2ème circonscription habituellement si prompt à s’exprimer plutôt qu’à agir. En effet, ayant voté l’ensemble des budgets au Parlement et donc les suppressions de postes dans l’Education Nationale, il marque ainsi, plus que jamais, son soutien à la politique de Nicolas Sarkozy qui fragilise les possibilités de réussite de nos enfants.
Saint-Exupéry disait : « Il ne s’agit pas prévoir l’avenir mais de le rendre possible ». Avec ce gouvernement l’avenir de nos enfants s’assombrit particulièrement.
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La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue l’un des 60 engagements que François HOLLANDE prend devant les Français. Cet engagement n’a rien d’idéologique, ni d’irresponsable. Il est le fruit d’un constat et d’une réflexion. Et il s’accommode bien évidemment de la prise en compte des attentes légitimes des salariés de la centrale.
A l’évidence, le contexte que nous affrontons aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le contexte des années 1960, où a été définie la stratégie nucléaire de notre pays. Les enjeux climatiques et environnementaux, les attentes liées à la sûreté ou à la santé publiques, ou encore les questions économiques du coût et des marchés de l’énergie ont pris une telle importance aujourd’hui qu’on ne peut plus simplement se contenter de continuer sur une lancée définie il y a un demi-siècle.
Alors que partout, du Japon à l’Allemagne, grandit la défiance à l’égard de l’énergie nucléaire, c’est de notre responsabilité éminente d’oser remettre à plat la stratégie énergétique de notre pays, dont le nucléaire est le pilier. La vraie irresponsabilité serait de persister dans le tout nucléaire, qui préfère la fuite en avant à l’appréhension posée, transparente et partagée des enjeux de notre avenir énergétique.
Ces enjeux, nous en sommes convaincus, réclament que nous rééquilibrions désormais la stratégie énergétique de la France sur trois piliers fondamentaux, qui doivent être :
- la nécessaire maîtrise des consommations énergétiques, faute de quoi nous aurons besoin de toutes les sources d’énergie, fossiles, renouvelables et nucléaire ;
- la diversification des sources d’énergie, à la faveur du développement des énergies renouvelables, dans le cadre d’une politique d’industrialisation des filières et de création d’emplois (gisement estimé à 600.000 emplois potentiels), en luttant dans le même temps contre la précarité énergétique qui touche de plus en plus de Français ;
- et la diminution progressive du nucléaire dans le mix de production d’électricité (objectif de 50% à l’horizon 2025), qu’accompagneront une attention soutenue à la sûreté des installations et la modernisation de la filière (achèvement de l’EPR de Flamanville). Dans notre pays où le nucléaire est une réalité si prégnante, il est irréaliste de décréter une sortie du nucléaire brutale, comme d’autres pays ont pu le faire. Le nucléaire est une réalité qui nous accompagnera encore longtemps, il faut nous assurer que cela soit dans les conditions de sûreté maximales.
Alors, oui, il faut engager la diversification énergétique de la France. La fermeture de Fessenheim, centrale la plus vieille et la moins sûre de France, enclenchera le mouvement. Mais qui oserait soupçonner François Hollande et les partisans de cette fermeture, de plus en plus nombreux, de penser qu’elle se ferait de manière « sèche », sans égard pour l’expertise, le savoir faire et les métiers des salariés de la centrale ?
Les emplois de Fessenheim, au sein du pôle public EDF qui sera maintenu, seront au cœur de la démarche de fermeture et de démantèlement de cette centrale. Car le défi est bien là : démanteler une centrale nucléaire. Pour montrer qu’on sait le faire. Pour enrichir l’excellence de notre filière que personne ne conteste. Pour capitaliser cette expérience, ses aléas et ses acquis. Faire de Fessenheim un vrai site expérimental sur la fin de vie du nucléaire, c’est bien redonner un avenir à Fessenheim et à ses salariés. Et reconnaître et pérenniser leur expertise.
On ne maîtrise réellement une technologie que si on en prévoit la fin. On ne trace le chemin de l’indépendance énergétique d’un pays qu’en osant remettre en question des choix stratégiques engagés il y a cinquante ans pour en proposer d’autres plus innovants encore pour les trente à cinquante années à venir.
Roland RIES, maire de Strasbourg, sénateur du Bas-Rhin
Patricia SCHILLINGER, sénatrice du Haut-Rhin
Armand JUNG, député du Bas-Rhin
Catherine TRAUTMANN, députée européenne
Antoine HOMÉ, conseiller régional, maire de Wittenheim
Pierre FREYBURGER, conseiller général 68
Jacques BIGOT, président de la Communauté urbaine de Strasbourg, maire d’Illkirch-Graffenstaden
Philippe BIES, Olivier BITZ, Henri DREYFUS, Eric ELKOUBY, Claude FROEHLY, Robert HERRMANN, Raphaël NISAND, Serge OEHLER, conseillers généraux 67
Alain FONTANEL, Pernelle RICHARDOT, Cléo SCHWEITZER, Victorine VALENTIN, conseillers régionaux
Denis WIESSER, premier secrétaire fédéral du PS 68
Mathieu CAHN, premier secrétaire fédéral du PS 67
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“Je me réjouis de l’appel du secrétaire d’Etat au logement pour que les Préfets ouvrent enfin toutes les places d’hébergement d’urgence, afin de permettre la mise à l’abri des personnes sans abris.
Je constate qu’il a fallu l’émergence de l’hyper-froid qui frappe la France depuis deux jours pour que l’Etat en vienne à admettre que la situation des sans-abris devenait insupportable. Jusqu’à présent, il ne faisait visiblement pas assez froid pour ouvrir les places d’hébergement aux sans-abris sans y mettre de conditions et sans sélectionner celles et ceux qui y avaient droit.
Il faut rappeler que la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont renforcé, dès le mois de décembre, leur implication dans le plan hivernal, en ouvrant 80 places supplémentaires (60 à René Cassin, 20 aux Remparts), qui s’ajoutent aux 300 places existantes.
Les places supplémentaires de l’ancienne auberge de jeunesse René Cassin sont ouvertes sans condition. Hier soir encore, avec mon collègue Christian SPIRY, je constatais que toutes ces places n’étaient pas occupées et que le 115 continuait de restreindre l’accès à ces places. Ceci est inadmissible.
Je souhaite donc ardemment que l’intervention de Benoist APPARU permette enfin de rendre ces places disponibles de façon inconditionnelle, c’est-à-dire quel que soit le statut, l’identité ou la situation des personnes concernées.
J’espère que les conditions que l’Etat a mises jusqu’à présent, à l’accès aux places d’hébergement d’urgence, et qu’il semble vouloir lever pour cause d’hyper-froid, ne seront pas rétablies une fois que les températures auront un peu remonté.
Le devoir de solidarité incombe à tous. Nous prenons largement notre part de responsabilité. Que l’Etat, dont ce devrait être la mission essentielle, assure enfin la sienne.”
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J’ai pris connaissance avec stupeur et consternation de la lettre ouverte que M MAURER a adressée à M. François HOLLANDE concernant le concordat.
Au-delà des grandes envolées lyriques qui frôlent la fantaisie, et qui prêteraient à sourire si elles n’avaient pour auteur un député de la République, je souhaite rappeler à M. MAURER que ni lui, ni l’UMP n’ont le monopole de l’attachement à nos racines et à nos valeurs.
Je suis tout autant attaché que lui au droit local mais aussi à la laïcité. Je lui rappelle qu’historiquement c’est la gauche parlementaire qui a participé à la préservation mais aussi à la modernisation de notre droit local. Elle entend bien poursuivre dans cette voie.
La polémique qu’il tente de créer avec d’autres à droite sur le concordat n’a pas de sens. Elle a pour seul objectif de masquer le bilan désastreux de 5 ans de gestion UMP. Notre République laïque s’est toujours accommodée du régime concordataire et il n’y a aucune raison que cela change. Jean – Marc AYRAULT l’a d’ailleurs réaffirmé clairement à l’Assemblée Nationale.
Quant à M. MAURER, je lui suggère de garder son calme et de respecter l’Alsace et les Alsaciens. Je lui propose d’écrire une « lettre ouverte » à celui qui est encore pour quelques mois le Président sortant pour réclamer une autre politique plus juste, plus sociale, plus respectueuse aussi de nos citoyens, c’est-à-dire l’exact contraire des lois votées par le député UMP depuis 5 ans.
En réagissant comme il l’a fait, il méprise la République et fait honte à l’Alsace
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Pour 2012, je vous souhaite du bonheur pour vous et vos proches. Bonheur personnel c’est l’essentiel. Réussite professionnelle aussi c’est important.
Politiquement, je souhaite évidemment que 2012 soit l’année du changement. Le changement pour plus de justice, plus de solidarité, plus de fraternité. Le changement aussi pour une démocratie adulte et apaisée au sein de laquelle chacun puisse reprendre confiance en lui – même et dans les autres aussi. Le changement enfin pour qu’ensemble nous retrouvions le chemin de l’ambition, de l’innovation afin qu’aboutisse le « rêve français ».
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Pour faire face à la situation alarmante constatée sur le terrain et au recul de l’engagement de l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont décidé de renforcer le dispositif d’hébergement d’urgence du Plan hivernal 2011-2012, par l’ouverture de 120 places supplémentaires, dont une grande partie destinées aux personnes isolées, négligées par le dispositif étatique.
En plus des 130 places ouvertes pour l’accueil des personnes sans-abris, et gérées par la Ville de Strasbourg, 120 places ont été créées pour pallier l’afflux de demandes en période hivernale. Elles se répartissent entre deux structures :
o À partir du 29 décembre, 80 places permanentes seront ouvertes dans le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René Cassin à Koenigshoffen (jusqu’au 31 mars 2012).
o 40 places en réserve à l’ancienne crèche-relais de la rue d’Or. Elles seront ouvertes en cas d’afflux particulièrement important.
Dans cet objectif, la Ville et la Communauté urbaine ont entièrement financé la réalisation de travaux sur ces deux bâtiments, par ailleurs désaffectés. Les deux dispositifs sont prévus pour l’accueil de personnes isolées, comme de familles. Ils viennent compléter les places ouvertes dans les logements de la rue Buchner à Hautepierre (110 places pour les familles) et au Centre d’accueil et d’hébergement de la rue des remparts (20 places).
Pour Christian Spiry, conseiller municipal de Strasbourg délégué à l’hébergement d’urgence, « la collectivité double quasiment son dispositif, mais surtout veille à ce qu’il soit ouvert à toute personne en difficulté ou à la rue, sans discrimination, ni catégorie. Et elle s’assure que les conditions d’accueil soient dignes et respectueuses et donnent lieu à un encadrement compétent, réalisé par des professionnels de l’action sociale. »
Alors que la responsabilité de l’hébergement des personnes sans-abris pendant la période hivernale revient à l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc pris l’initiative de ces deux dispositifs complémentaires tant le Plan hivernal engagé cette année par l’Etat s’avère insuffisant. L’accueil des personnes isolées est particulièrement préoccupant. Ainsi, à Strasbourg, il est prévu par l’Etat :
o 200 places pour les familles et les personnes isolées : soit en hôtel (120 places), soit dans une structure collective (80 places dont 30 pour personnes isolées) dans les locaux de la gendarmerie de l’avenue Jean Jaurès.
o 30 places supplémentaires en hébergement précaire à l’accueil de jour Bayard géré par Horizon Amitié, accessibles sur orientation du SIAO (service d’information, d’accueil et d’orientation) ou de la Veille sociale 115, et après accord de la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale).
Un dispositif très insuffisant au regard des expériences passées et des demandes habituellement enregistrées à Strasbourg en période hivernale.
Pour Philippe Bies, vice-président de la CUS en charge de l’habitat, « le dispositif prévu par l’Etat est largement insuffisant pour répondre aux besoins constatés, tant par l’ensemble des partenaires associatifs que les équipes sociales de notre collectivité. De plus, nous n’admettons pas les conditions que l’Etat a décidé de mettre à l’accès à ces places d’urgence, tant en nombre qu’en qualité (matelas au sol, pas d’encadrement social, discrimination d’accès selon les situations individuelles, etc.). La Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc décidé de prendre leurs responsabilités pour accueillir les personnes sans-abris de leur territoire en plus grand nombre et dans des conditions de plus grande dignité ».
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