Mardi 21 février 2012

Urbanisation du Bruckhof à Neudorf : ma réponse à l’UMP

Vous avez souhaité interpeller une nouvelle fois le maire au sujet du projet du Bruckhof

Vous devez sans doute vous rappeler que ce projet a été initié en 2006 par la ville de Strasbourg et que c’est vous qui avez choisi en 2007 les lauréats du concours organisé à l’époque.

Il me semble d’ailleurs intéressant de comparer le projet lauréat avec celui qui est actuellement en cours de réalisation. Et comme les images sont souvent plus parlantes que des longs discours je demande qu’on projette à l’écran les plans masse de 2007 et celui de 2012.

Vous pouvez constater, comme l’ensemble des collègues, qu’il est difficile de prime abord de percevoir une différence substantielle. En réalité, le plan masse n’a quasiment pas bougé, même si nous sommes passés de 32 500 à 39 000 m² de SHON. En moyenne il y a simplement un étage supplémentaire sur chaque immeuble. J’observe que cette augmentation de la densité (+16%) reste très inférieure à la proposition de Nicolas Sarkozy d’augmenter la constructibilité de tous les terrains de 30%. J’imagine, Madame la Sénatrice, que comme les parlementaires socialistes vous vous opposerez vigoureusement à ce projet de loi lors de sa prochaine discussion au sein de la Haute Assemblée.

Le projet comporte en cœur d’îlot des espaces verts permettant le développement de grands arbres et d’espace de natures de proximité. C’est justement le resserrement des immeubles sur une plus grande hauteur, mais qui reste dans le gabarit des immeubles existants de l’avenue Aristide Briand, qui permet de limiter les emprises bâties et de développer ces cœurs d’ilot. Ainsi, dans l’Ilot Nord, 53% de la parcelle est construite, 44 % pour l’ilot Sud. Soit sur l’ensemble du Bruckhof seulement 49 % du terrain est construit, c’est tout simplement moins de la moitié ! On est loin du « remplissage forcené du terrain » pour reprendre vos propos.

Certains logements en rez-de-chaussée vers le cœur d’ilot disposent de jardins privatifs. Concernant les vis-à-vis, les plus courts sont d’environ 12 mètres entre deux immeubles au Sud du projet, mais on est le plus souvent au-delà de 15 mètres de distances entre les façades, ce qui est là aussi quelque chose de classique en cœur de ville ou au Neudorf. Ces espaces ne demandent qu’à être animé et appropriés par les futurs habitants du quartier qui pourront s’y détendre. J’ajouterai, sans entrer dans les détails, que nous avons imposé aux promoteurs une amélioration sensible de la qualité et de la performance énergétique des bâtiments construits.

En matière d’espace public il ne faut pas quand on est de bonne foi limiter son propos ou sa réflexion à la seule emprise en cours de réalisation. Ainsi, je tiens à rappeler l’aménagement de la promenade des Berges du Ziegelwasser, qui a été réalisé par la ville et qui vient accompagner ce projet de construction du nouveau morceau de quartier. Ce projet de promenade « écologique » de 60 ares a été passé au crible d’un « calculateur carbone », permettant d’évaluer et de comparer les émissions de CO2 respectives de chacune de ses options techniques : choix des matériaux et du mobilier, revêtement de sols, choix des plantations, etc. C’est un aménagement très apprécié et aussi un lieu de rencontre entre les générations et de valorisation de la biodiversité.

Concernant l’organisation de la circulation permettez moi une nouvelle fois d’être étonné que vous posiez ce type de question aussi tardivement, alors que vous avez initié ce projet. Compte tenu des responsabilités qui ont été les vôtres ici même, vous n’êtes ainsi pas sans ignorer qu’avant de lancer une telle opération des études de circulation sont réalisées.

La encore, la configuration n’a pas changé par rapport au concours de 2006, que vous aviez initié. La création de la rue de Bucarest permet de soulager le carrefour Briand/Avenue du Rhin en utilisant un nouveau carrefour au droit de la rue de Budapest. Les études de circulation ont démontré que cela fonctionne. Celles qui ont été réalisées en 2011 et qui intègrent les données de l’extension de la ligne D du tramway et de l’urbanisation de Citadelle, ont confirmé le fonctionnement de ce carrefour qui quoi qu’il arrive restera moins compliqué que celui que subissent les Neudorfois au croisement des rues du Landsberg, de Rathsamhausen et de l’Avenue Jean Jaurès. Des réunions de concertation avec les riverains nous ont d’ailleurs permis de rentrer dans le détail des choses. D’autres concernant l’extension de la ligne D suivront dans les mois à venir.

Concernant l’offre en stationnement. Il est à noter que le terrain ne permettait pas d’accueillir plus de places sur un seul niveau de sous-sol. La création d’un deuxième niveau de sous-sol implique des surcouts constructifs prohibitifs, notamment pour les logements sociaux qui d’ailleurs étaient absents du projet initial, tout comme les 2 résidences étudiantes.

Cela étant, les règles du Plan d’Occupation des Sols impliquaient que soient réalisées 285 places de stationnement (étant entendu par exemple que pour les résidences étudiantes la norme est d’une place pour 10 studios). Le projet actuel en comporte très exactement 379, soit 25% de plus. Avec une station de tramway en proximité immédiate du quartier, cela paraît raisonnable.

Je conclurai en remarquant que votre interpellation est en tout point similaire à celle d’une association du quartier de Neudorf réputée proche de l’UMP. J’y vois là au mieux une simple coïncidence ou, et c’est le plus probable, la volonté délibérée d’exploiter de façon politicienne l’inquiétude légitime d’une partie de nos concitoyens effrayés par la masse de béton visible à ce stade du chantier.

Pour conclure mon propos et nous projeter vers un avenir proche, je souhaite vous montrer une image du projet quand il sera achevé. Vous constaterez, au-delà du regard forcement subjectif que nous pouvons porter els uns et els autres, que cela n’a rien à voir avec ce que nous observons actuellement en phase chantier. Vous voyez notamment au 1er plan le dernier élément de programme qui sera un hôtel IBIS Budget, en lieu et place des 4000 m2 de bureaux initialement prévus.

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Vendredi 3 février 2012

Appel de M. Benoist APPARU aux Préfets pour l’ouverture de toutes les places d’hébergement d’urgence : Réaction de Philippe BIES, vice-président de la CUS en charge du logement

“Je me réjouis de l’appel du secrétaire d’Etat au logement pour que les Préfets ouvrent enfin toutes les places d’hébergement d’urgence, afin de permettre la mise à l’abri des personnes sans abris.

Je constate qu’il a fallu l’émergence de l’hyper-froid qui frappe la France depuis deux jours pour que l’Etat en vienne à admettre que la situation des sans-abris devenait insupportable. Jusqu’à présent, il ne faisait visiblement pas assez froid pour ouvrir les places d’hébergement aux sans-abris sans y mettre de conditions et sans sélectionner celles et ceux qui y avaient droit.

Il faut rappeler que la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont renforcé, dès le mois de décembre, leur implication dans le plan hivernal, en ouvrant 80 places supplémentaires (60 à René Cassin, 20 aux Remparts), qui s’ajoutent aux 300 places existantes.

Les places supplémentaires de l’ancienne auberge de jeunesse René Cassin sont ouvertes sans condition. Hier soir encore, avec mon collègue Christian SPIRY, je constatais que toutes ces places n’étaient pas occupées et que le 115 continuait de restreindre l’accès à ces places. Ceci est inadmissible.

Je souhaite donc ardemment que l’intervention de Benoist APPARU permette enfin de rendre ces places disponibles de façon inconditionnelle, c’est-à-dire quel que soit le statut, l’identité ou la situation des personnes concernées.

J’espère que les conditions que l’Etat a mises jusqu’à présent, à l’accès aux places d’hébergement d’urgence, et qu’il semble vouloir lever pour cause d’hyper-froid, ne seront pas rétablies une fois que les températures auront un peu remonté.

Le devoir de solidarité incombe à tous. Nous prenons largement notre part de responsabilité. Que l’Etat, dont ce devrait être la mission essentielle, assure enfin la sienne.”

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Dimanche 18 décembre 2011

Plan hivernal d’hébergement des sans-abris : La CUS renforce son dispositif pour pallier les défaillances de l’Etat

Pour faire face à la situation alarmante constatée sur le terrain et au recul de l’engagement de l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont décidé de renforcer le dispositif d’hébergement d’urgence du Plan hivernal 2011-2012, par l’ouverture de 120 places supplémentaires, dont une grande partie destinées aux personnes isolées, négligées par le dispositif étatique.

En plus des 130 places ouvertes pour l’accueil des personnes sans-abris, et gérées par la Ville de Strasbourg, 120 places ont été créées pour pallier l’afflux de demandes en période hivernale. Elles se répartissent entre deux structures :

o À partir du 29 décembre, 80 places permanentes seront ouvertes dans le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René Cassin à Koenigshoffen (jusqu’au 31 mars 2012).
o 40 places en réserve à l’ancienne crèche-relais de la rue d’Or. Elles seront ouvertes en cas d’afflux particulièrement important.

Dans cet objectif, la Ville et la Communauté urbaine ont entièrement financé la réalisation de travaux sur ces deux bâtiments, par ailleurs désaffectés. Les deux dispositifs sont prévus pour l’accueil de personnes isolées, comme de familles. Ils viennent compléter les places ouvertes dans les logements de la rue Buchner à Hautepierre (110 places pour les familles) et au Centre d’accueil et d’hébergement de la rue des remparts (20 places).

Pour Christian Spiry, conseiller municipal de Strasbourg délégué à l’hébergement d’urgence, « la collectivité double quasiment son dispositif, mais surtout veille à ce qu’il soit ouvert à toute personne en difficulté ou à la rue, sans discrimination, ni catégorie. Et elle s’assure que les conditions d’accueil soient dignes et respectueuses et donnent lieu à un encadrement compétent, réalisé par des professionnels de l’action sociale. »

Alors que la responsabilité de l’hébergement des personnes sans-abris pendant la période hivernale revient à l’Etat, la Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc pris l’initiative de ces deux dispositifs complémentaires tant le Plan hivernal engagé cette année par l’Etat s’avère insuffisant. L’accueil des personnes isolées est particulièrement préoccupant. Ainsi, à Strasbourg, il est prévu par l’Etat :

o 200 places pour les familles et les personnes isolées : soit en hôtel (120 places), soit dans une structure collective (80 places dont 30 pour personnes isolées) dans les locaux de la gendarmerie de l’avenue Jean Jaurès.
o 30 places supplémentaires en hébergement précaire à l’accueil de jour Bayard géré par Horizon Amitié, accessibles sur orientation du SIAO (service d’information, d’accueil et d’orientation) ou de la Veille sociale 115, et après accord de la DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale).
Un dispositif très insuffisant au regard des expériences passées et des demandes habituellement enregistrées à Strasbourg en période hivernale.

Pour Philippe Bies, vice-président de la CUS en charge de l’habitat, « le dispositif prévu par l’Etat est largement insuffisant pour répondre aux besoins constatés, tant par l’ensemble des partenaires associatifs que les équipes sociales de notre collectivité. De plus, nous n’admettons pas les conditions que l’Etat a décidé de mettre à l’accès à ces places d’urgence, tant en nombre qu’en qualité (matelas au sol, pas d’encadrement social, discrimination d’accès selon les situations individuelles, etc.). La Ville et la Communauté urbaine de Strasbourg ont donc décidé de prendre leurs responsabilités pour accueillir les personnes sans-abris de leur territoire en plus grand nombre et dans des conditions de plus grande dignité ».

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Mercredi 14 décembre 2011

Le Conseil d’Administration de CUS Habitat a adopté ce matin son budget 2012

Lors de sa séance du 14 décembre, le Conseil d’administration de CUS Habitat a adopté son budget 2012. Ce budget est conforme aux orientations budgétaires présentées au Conseil d’administration lors de sa séance du 12 octobre dernier.

Ce budget rigoureux mais volontariste s’appuie sur les orientations suivantes :

• Veiller au strict respect des engagements pris dans le cadre du plan de consolidation.
• Pérenniser le modèle économique de CUS Habitat en maîtrisant nos coûts et en remettant à niveau l’ensemble de notre patrimoine.
• Maintenir nos efforts dans les projets de rénovation urbaine.
• Moderniser la gestion de l’entreprise en développant les outils de travail (ateliers et siège social) et en poursuivant la mise en œuvre du statut OPH.

Le budget 2012 prévoit un autofinancement courant de plus de 4 millions d’€uros et un résultat comptable de plus de 8 millions d’€uros. Le niveau des investissements est fixé à près de 120 millions d’€uros et donne à CUS Habitat les moyens des actions programmées pour 2012 : réhabilitation de 853 logements, démolition de 208 logements, poursuite des efforts en matière de production de logements neufs avec 193 logements à livrer et amélioration des performances énergétiques des logements.

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Jeudi 17 novembre 2011

Projet du Bruckhof : un procès d’intention qui tente de surfer sur des inquiétudes légitimes à ce stade du chantier

En réponse au courrier des lecteurs de l’Association « Pour Neudorf », paru le 17 novembre 2011, je souhaite à mon tour apporter quelques précisions sur ce projet dont je comprends qu’il puisse, au stade actuel, susciter des inquiétudes.

Sur les trois points évoqués, à savoir la densité, l’esthétique des bâtiments et les espaces verts et de nature il convient néanmoins d’être précis et de ne pas se contenter de déclarations à l’emporte pièce.

Sur la densité

Seul 49% du terrain sera bâti. Par rapport au projet initial prévu par l’ancienne municipalité, la hauteur des bâtiments a été augmentée en moyenne d’un étage. Le gabarit des nouveaux immeubles correspond ainsi à celui des immeubles existants de l’avenue Aristide Briand, ce qui permet de réduire les emprises bâties et de développer des cœurs d’ilot végétalisés.

Concernant les vis-à-vis, les plus courts sont d’environ 12 mètres entre deux immeubles au Sud du projet, mais on est le plus souvent au-delà de 15 mètres de distances entre les façades, ce qui correspond aussi au tissu urbain existant au Neudorf et dans le reste de la ville.

L’aspect extérieur des bâtiments

Il n’aura échappé à personne que le quartier est en cours de construction. A ce stade il n’est effectivement pas très esthétique, mais c’est un chantier… .Son aspect esthétique final n’aura rien à voir avec des blocs de béton gris ou des « Légos géants » comme le prétend l’association « Pour Neudorf ». Les visuels installés sur le site sont là pour le démontrer ainsi que le succès commercial de l’opération. Les strasbourgeois qui ont fait le choix d’investir sur ce secteur et d’y habiter apprécieront d’ailleurs les remarques de l’association…

Des matériaux complémentaires au béton seront utilisés. Ainsi, et cela tombe bien, des briques sont prévues pour de nombreux parements, comme le suggère « Pour Neudorf ». Il ne faut à ce titre pas confondre le gris du béton qui est un matériel de construction et la couleur des parements et enduits qui seront apposés. En l’occurrence, on sera sur une composition de blanc, gris et noir sur les façades de la route du Rhin et de l’avenue Aristide Briand (façades les plus urbaines) et du blanc et une teinte bois dans les immeubles donnant vers le Ziegelwasser.

La nature et les espaces publics

C’est justement l’organisation des immeubles sur une hauteur égale aux immeubles existants, qui permet de réduire les emprises bâtis et de développer des cœurs d’ilot. De nombreux espaces verts sont ainsi prévus dans ces cœurs d’ilot permettant le développement de grands arbres. Certains logements en rez-de-chaussée disposerons de jardins privatifs.

L’aménagement de la promenade des Berges du Ziegelwasser, que vient d’inaugurer le Maire, a été réalisé par la ville et vient accompagner ce projet de construction d’un nouveau quartier. Ce projet de promenade de 60 ares a été passé au crible d’un « calculateur carbone », permettant d’évaluer et de comparer les émissions de CO2 respectives de chacune de ses options techniques : choix des matériaux et du mobilier, revêtement de sols, choix des plantations, etc.

La performance énergétique est aussi à l’œuvre dans la construction des bâtiments puisqu’ils seront pour 40% aux normes BBC, et aux normes THPE (Très haute performance énergétique) pour le reste.

Je comprends les inquiétudes et les interrogations mais recommande d’attendre la fin du chantier avant de crier au loup…

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Vendredi 2 septembre 2011

Refaire du logement une priorité nationale

Avec l’emploi, le logement est la principale préoccupation des Français, et pour cause ces deux questions sont intimement liées. A Strasbourg nous l’avons bien compris. Nous avons décidé d’agir concrètement. Les premiers résultats sont là.

Plus de 2500 logements aidés ont été programmés et financés en 2010 contre 650 en moyenne en 2006 et 2007. Sur l’ensemble de ces logements près de 25% sont des logements très sociaux contre 8% en 2008. C’est important car au moment où nous traversons une crise sans précédent, où tous les indicateurs économiques et sociaux sont au rouge, c’est bien de ce type de logement dont les familles ont besoin. Par ailleurs, près d’une vingtaine d’opérations d’aménagement d’initiative publique sont engagées sur l’ensemble de l’agglomération. Elles permettront, avec l’initiative privée que nous encourageons fortement, la création de 3000 logements par an. Nous renforcerons ainsi l’attractivité du territoire et nous contribuons à réduire l’étalement urbain.

Cette politique permet d’ores et déjà à l’agglomération de Strasbourg de jouer à nouveau son rôle de moteur économique en Alsace. Un rôle de soutien au secteur du bâtiment puisque plus de 50% des chantiers engagés dans la région s’y concentre et que nous pouvons évaluer à 3000 le nombre d’emplois assurés dans ce secteur grâce à cette politique volontariste.

Si nous avons compris localement que la construction de logements permettait à la fois de donner un toit à chacun et de soutenir la dynamique économique et l’emploi, le Gouvernement ne semble pas avoir pris la mesure des enjeux.
Des faits récents parlent d’eux même. Le dernier Congrès du l’Union social pour l’Habitat, que nous avons eu l’honneur d’accueillir à Strasbourg en septembre 2010, s’est déroulé dans une ambiance quelque peu électrique. Et pour cause, le gouvernement venait alors d’annoncer une ponction de près de 340 M€ sur les fonds des bailleurs sociaux, réduisant ainsi fortement leurs marges de manœuvre. Roland RIES avec plusieurs responsables de collectivités avait dénoncé ce geste et les conséquences qu’il pouvait avoir à l’heure où nous nous engagions tous dans des politiques en faveur du logement social.

Un an après, où en sommes-nous ? Les choix opérés depuis ne sont pas de nature à rassurer. Ainsi, au mois de février dernier, l’Etat a annoncé que les aides pour la construction de logements en Alsace passeraient de 13 M€ en 2009 à 6,9 M€ en 2011, soit une quasi-division par 2 !
Avec une enveloppe aussi faible, le financement d’une partie des logements programmés était de fait remis en cause. Nous avons ainsi demandé, conjointement avec les autres collectivités alsaciennes, des financements complémentaires dont notre région et notre agglomération ont besoin.

La réponse du Ministre du logement a été sans appel. Il considère que nous pouvons nous en sortir avec les crédits prévus par l’Etat et que d’autres territoires en France sont bien plus prioritaires que l’Alsace. Il prétend également qu’après le très bon niveau de constructions ces dernières années, la crise du logement sur l’ensemble du territoire s’estompe. On peut légitimement se demander si nous vivons dans le même monde, s’il a perdu pied avec la réalité, ou s’il s’agit tout simplement d’un aveu : le logement et notre région ne sont définitivement pas des priorités pour le gouvernement.

Espérons que le nouveau passage du Ministre du logement à Strasbourg, un an après le congrès de l’USH, à l’occasion de l’Université des Entreprises sociales pour l’Habitat lui permettra de prendre conscience des réalités. Rien n’est moins sur…
Je reste pour ma part persuadé qu’il est urgent de changer de politique dans un contexte de crise qui ne fait qu’accentuer les difficultés économiques et sociales de nos concitoyens. Les prochaines échéances électorales seront de ce point de vue déterminantes.

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Samedi 18 décembre 2010

L’intervention sur la politique de l’Habitat que j’avais prévue au Conseil CUS du 17/12 et que je n’ai que partiellement prononcée

Nous avons fait du logement une priorité depuis le début de notre mandat. Nous sommes partis du constat simple que les besoins en logements, notamment sociaux, dans notre agglomération n’étaient pas couverts (près de 18000 demandes sont encore en attente). Nous avons pu nous rendre compte du fait qu’un certain retard avait été pris dans ce domaine ces dernières années et que le parcours résidentiel était bloqué.

 

Cette situation avait aussi pour effet de rendre notre agglomération moins attractive par rapport au reste du territoire alsacien, on construisait plus en dehors de la CUS, mais aussi au regard du dynamisme d’autres grandes villes en France telles Lyon, Nantes, Lille ou Bordeaux.

 

Aussi, avons-nous décidé de passer à l’action et les choix budgétaires, effectués depuis le début du mandat et ce budget en est la confirmation,  traduisent cette volonté d’agir à deux niveaux.
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Dimanche 2 mai 2010

3ème rencontres de l’Habitat de la Communauté Urbaine de Strasbourg

Voici le filage de mon intervention le 30 avril dernier à l’occasion des 3èmes rencontres de l’Habitat qui ont réuni près de 250 personnes à la Cité de la Musique et de la Danse.
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Mercredi 17 février 2010

Logement : Mobiliser tous les acteurs (texte paru dans les DNA de ce jour)

L’instauration de la Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants à Strasbourg a donné lieu à l’ouverture d’un débat public. Cette mesure n’est cependant qu’un élément de la politique de l’’Habitat mise en œuvre par la Ville et la Communauté Urbaine de Strasbourg. En effet, avant même la crise économique qui touche particulièrement le secteur de l’immobilier nous avions fait le choix avec Roland RIES et Jacques BIGOT de faire du logement une priorité politique et budgétaire.

 

Le PLH (Programme Local de l’Habitat) élaboré avec l’ensemble des acteurs concernés et adopté en  novembre dernier fixe un plan d’actions volontariste doté d’un budget conséquent et en augmentation régulière (+ 25% en 2009, + 12% en 2010) et malgré des aides de l’Etat qui sont hélas inversement proportionnelles aux annonces du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
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Mercredi 16 décembre 2009

Grand emprunt et logement social : la déception !

Il y a un mois, le jour même de la publication du rapport d’Alain Juppé et de Michel Rocard sur le grand emprunt, l’Union sociale de l’habitat (USH) se félicitait "de ce que le secteur du logement social figure au rang des sept grandes priorités stratégiques identifiées par la commission" (voir notre article ci-contre du 23 novembre 2009). Cette satisfaction visait la proposition de création d’un fonds de deux milliards d’euros, destiné à accélérer la rénovation thermique des logements sociaux sous la forme de prêts à taux zéro sur quinze ans. L’USH s’était alors engagée à faire en sorte que le secteur du logement social se montre exemplaire dans la rénovation énergétique de son parc.
Changement de ton le 14 décembre, à l’occasion de la présentation des décisions du chef de l’Etat sur le grand emprunt. Le fonds de financement de deux milliards d’euros n’y figure plus.
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