- Comment peut - on avec des convictions socialistes, même teintées de "blairisme", passer dans le camp du libéralisme incarné par une droite que tout le monde s'accorde à dire "décomplexée". Dans ce gouvernement, et à la place qui est désormais la sienne, Bockel ne pourra apporter aucune inflexion au programme de Nicolas Sarkozy et de l'UMP qui va être mis en oeuvre dès la semaine prochaine au Parlement.

- Enfin, comment est - il possible qu'un homme expérimenté ne voit pas dans cette ouverture, qui est plutôt une "couverture", la volonté habile du Chef de l'Etat de masquer son pouvoir absolu derrière le paravent d'un consensus qui n'existe pas.

Quoi qu'en dise l'intéressé, en acceptant ce strapontin gouvernemental il renie des années de batailles, il trahit à Mulhouse et dans toute l'Alsace celles et ceux qui les ont menées à ses côtés, avec lui et souvent pour lui.

L'Alsace, au - delà des qualités personnelles indéniables de Bockel, méritait mieux qu'un renégat, même si la médiocrité de la classe politique UMP locale offrait cette fois ci peu de choix.

Nous moderniserons donc la gauche sans Jean - Marie et c'est sans doute dommage. Mais la gauche moderne qui lui est (était?) si chère ne peut se confondre avec la droite libérale et néo conservatrice incarnée par le Président de la République.