La réalité est que ce choix s’inscrit dans le cadre d’une refonte d’ensemble de la stratégie de la SNCF, fondée sur des pratiques commerciales de court terme analogues à celles pratiquées par ses très agressifs concurrents privés de l’aérien.

On ne peut que dénoncer cette logique de privatisation à l’œuvre à la SNCF. Celle-ci s’avère déjà néfaste pour les usagers. La réforme de la nouvelle grille tarifaire en est le dernier exemple. Elle nous expose à une logique marchande dont les désagréments sont nombreux : abandon de fait de la tarification au kilomètre, frais exorbitants pour les échanges de billets, conditions drastiques pour leur remboursement.

Le gouvernement impose à la SNCF l’abandon de sa vocation de service public, au grand dam de millions d’usagers, au détriment de sa contribution à un aménagement équilibré du territoire et d’une volonté de développement durable claironnée par ailleurs. Encore un exemple de l’écart entre les beaux discours de Nicolas Sarkozy et les actes.