Communauté Urbaine : Quand Grossmann prend ses désirs pour des réalités
Par Philippe Bies, jeudi 18 octobre 2007 :: Archives :: #67 :: rss
Alors que débute aujourd'hui, à Strasbourg, les 35ème journées des Communautés Urbaines, il me semble intéressant, en complément des propos de Roland Ries dans les DNA aujourd'hui (http://www.strasbourg2008.dna.fr/) de revenir sur ceux de Robert Grossmann, pour qui évidemment tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il y franchement des moments où je me demande si l'actuel Président de la CUS vit dans le même monde que nous...
En s’exprimant sur le devenir de la communauté urbaine, Robert Grossmann a encore oublié la vertu de réfléchir avant de parler, pour céder à son penchant naturel, celui de l’invective. Plutôt que de prêter à Roland Ries des propos qui ne sont pas les siens, il aurait mieux valu que M Grossmann se concentre sur ce qu’il a fait de la communauté urbaine alors même qu’il bénéficie d’une année supplémentaire pour accomplir son mandat.
Le bilan n’est pas à la mesure des leçons qu'il prétend donner. En un mandat, la CUS est devenue une pétaudière. Les 6000 agents souffrent d’une gouvernance autoritaire, de l’absence chronique de décisions, ou pire encore, du tout et son contraire. Les exemples des ordres et des contre ordres foisonnent au point, ensemble, de définir le désordre scandé par une valse permanente des directions.
Depuis 2001, la politisation, la menace à l’égard des maires, suspects de penser mal, la rétorsion souvent brandie et plus encore le mépris ou la désinvolture ont ainsi conduit plus de la moitié des premiers magistrats de la CUS à adresser une lettre de protestation à leur président : du jamais vu dans les annales locales.
De cela, il y a des conséquences. Malgré une année supplémentaire, les projets ne sont pas bouclés ou sont à peine sur le point de se terminer. Tous, accusent une dérive financière inquiétante pour les exercices budgétaires futurs.
Ce bricolage institutionnel, ce cadenassage permanent, ne peuvent plus durer. Sauf à considérer que les intérêts partisans doivent définitivement prendre le pas sur les enjeux de développement de l'agglomération tant négligés depuis bientôt 7 ans.







Commentaires
1. Le vendredi 19 octobre 2007 à 09:07, par Exils
2. Le vendredi 19 octobre 2007 à 10:26, par tiramisu
3. Le samedi 20 octobre 2007 à 16:56, par Antoine
4. Le dimanche 21 octobre 2007 à 20:59, par Philippe Bies
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