Le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur 2008 est, en dépit des apparences, un mauvais budget. Il va aggraver celui, catastrophique, de 2007. Les 1,8 milliards brandis comme un succès par Valérie Pécresse, ne peuvent faire illusion. 30 % de cette somme ne relèvent que de crédits d’impôts.
Parallèlement, la grande majorité des autres crédits est fléchée : elle servira essentiellement à la remise en conformité et aux normes de certains établissements universitaires, dont la vétusté, voire la dangerosité sont établies. L’érosion monétaire et les mesures de forte régulation budgétaire du printemps 2008 feront le reste.
Alors que les étudiants s’organisent pour demander de réels moyens conformes aux promesses du candidat Sarkozy, on ne peut que déplorer les lourdes carences, en matière de conditions de vie étudiante et de premier cycle universitaire de ce budget en trompe l’œil. Ce n’est pas ainsi que nous réduirons le taux d’échec à l’université.
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