Car, globalement, le bilan est bien maigre. Aucune des mesures prises par le tandem en 7 ans ne s’intègre dans un plan d’ensemble cohérent et structuré. A défaut d’objectifs clairs et de méthode de travail adaptée déterminés par l’exécutif, ces actions coexistent avec d’autres mesures qui en limitent considérablement les effets ou les annulent, rendant ainsi l’action publique coûteuse et improductive.

 

  • Le tandem soutient le GCO dont le coût prévisionnel (environ 400 M €) est identique à celui de l’extension du réseau tram,
  • D’un côté, le trafic induit par le GCO produirait, à terme environ 100 000 tonnes eq. CO 2/an, tandis que la solarisation envisagée pour les piscines de Hautepierre et de la Kibitzenau ne permettrait d’économiser qu’environ 100 tonnes eq. CO2/an
  • L’extension du réseau tram s’accompagne de la multiplication de voies routières (liaisons Mermoz-Lorient  et Orbey-Canonniers) ou du maintien des espaces préalablement dédiés à la circulation automobile (maintien d’une avenue à 2*2 voies avenue Jean-Jaurès),
  • Les pistes cyclables accompagnant l’extension du réseau tram sont souvent réduites à la portion congrue (avenue Jean Jaurès, rue de Ribeauvillé, route du Neuhof),
  • La politique de promotion des énergies renouvelables reste globalement du domaine de l’anecdotique alors qu’un plan ambitieux d’équipement en installations ENR et d’isolation de l’ensemble du patrimoine immobilier municipal et  communautaire serait de nature à produire un véritable effet de levier au regard de l’enjeu environnemental et énergétique dans la CUS

Dans le domaine environnemental, le grand écart permanent entre les discours et les actes du tandem n’est pas le fruit du hasard. Il résulte d’un manque de volonté politique associé à un déficit de compétence sur la méthode. A défaut d’avoir la volonté et la compétence, leur action évoque celle d’une personne qui épongerait en laissant le robinet ouvert.