Une urgence : soutenir le pouvoir d’achat des ménages
Par Philippe Bies, mardi 27 novembre 2007 :: Archives :: #81 :: rss
Alors que le groupe UMP à l’Assemblée Nationale s’apprête à créer un groupe de travail sur le pouvoir d’achat, le PS fait ses propositions dès aujourd’hui. Elles se concrétiseront dans une proposition de loi qui sera défendue dès le 29 novembre en séance à l’Assemblée.
Nicolas Sarkozy s’était présenté comme « le président du pouvoir d’achat ». Force est de constater que l’engagement est resté lettre morte. De l’aveu même du Premier ministre, «
L’envolée des prix des matières premières et du pétrole en est pour une part à l’origine. Mais les choix du gouvernement ont aggravé la situation. Aucune négociation salariale sérieuse n’a été engagée ni dans le privé ni dans le public. Le smic, les retraites et la prime pour l’emploi ont été gelés. En revanche une nouvelle taxe sur les malades (franchises médicales) s’est ajoutée à la diminution des allocations familiales, des aides au logement et à la suppression de l’exonération de la redevance TV pour les personnes âgées modestes. C’est la « France qui se lève tôt et qui travaille dur » qui supporte tout le poids de cette érosion du pouvoir d’achat. Le haut de la pyramide sociale en a été exonéré grâce aux 15 milliards d’exonérations fiscales que leur a distribuées le gouvernement.
Le pouvoir d’achat est un combat de justice et d’efficacité. Les classes populaires et les classes moyennes doivent recevoir leur juste part de la croissance. Leur travail et leurs efforts dans le redressement du pays soient justement rémunérés. Mais le pouvoir d’achat est aussi un facteur d’efficacité économique. Il alimente la consommation qui est à l’heure actuelle le seul moteur de la croissance.
Depuis le début de la législature, les Parlementaires socialistes ont défendu une nouvelle politique du pouvoir d’achat fondée sur des règles du jeu équitables et rénovées. Ils ont déposé de nombreuses propositions. Soit sous la forme d’amendements lors de l’examen du budget et du projet de loi sur la consommation, soit sous la forme d’un plan pour le logement, soit encore sous la forme d’une proposition pour compenser la hausse des produits pétroliers.
Certaines des mesures proposées aujourd’hui par le PS (www.parti-socialiste.fr) sont d’ordre législatif et relèvent donc de la responsabilité des parlementaires. D’autres propositions, comme la revalorisation des petites pensions, l’augmentation du SMIC ou la convocation d’une conférence salariale avec les partenaires sociaux sont d’ordre règlementaire et relèvent donc de l’initiative directe du gouvernement.
Simples et justes, ces propositions visent à consolider le Contrat social entre l’Etat, les entreprises et les Français.







Commentaires
1. Le jeudi 29 novembre 2007 à 14:58, par Philippe Bies
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