Le rythme d’évolution du pouvoir d’achat annoncé pour l’an prochain (0,6% par trimestre) est en baisse de 40% par rapport à cette année, du fait de l’envol de l’inflation (2,8% prévus pour février 2008) et du ralentissement de 50% de la hausse des salaires (2,1% en 2008 contre 3,3% en 2007).

 

L’INSEE « enfonce le clou » en démontrant que cette dégradation accroîtra les inégalités : « l’année 2007 a été marquée par les effets opposés de la modération du Smic (+2,1% en juillet, près de 17% des salariés) et des primes exceptionnelles versées dans la finance, soit à 1% ou 2% de salariés».

 

Enfin, et c’est essentiel, l’INSEE confirme que les effets de la crise des « subprimes » peuvent prendre des proportions très inquiétantes : « l’ampleur et la durée de la crise de liquidités actuelle constituent la principale source d’incertitude affectant cette prévision : si elle se prolonge, la pénurie de liquidités pourrait entraver de nombreuses décisions d’investissement et le ralentissement de l’économie mondiale s’accentuerait ».