Après les municipales, le pire est à venir !
Par Philippe Bies, lundi 7 janvier 2008 :: Archives :: #100 :: rss
Lors des vœux du gouvernement au Président de la République, François Fillon a clairement annoncé la stratégie qui sera celle du gouvernement. En 2007 nous n’avons encore rien vu, les vraies réformes sont pour 2008 : « réforme du marché de l’emploi » pour plus de flexibilité et de précarité, « réforme de l’économie » pour donner plus aux entreprises et moins aux salariés, « réforme des institutions » pour donner plus de pouvoir au président de la République, « réforme de nos prélèvements obligatoires » qui vont augmenter, « réforme de notre système de santé » pour une médecine à deux vitesses.
D’autre part, la volonté de François Fillon d’accroître la productivité du travail - qui est déjà la plus élevée au monde - et le volume de travail, laisse perplexe quant aux conséquences que cela implique pour l’ensemble des salariés.
A travers ce projet, c’est l’équilibre économique, physique et psychologique des salarié qui sera mis en péril. Quant à la remise en ordre des finances publiques, vu l’état dans lequel elles se trouvent aujourd’hui, il reviendra encore aux Français de payer la note.
Voilà ce à quoi les Français doivent s’attendre, le pire est à venir.
Les récentes déclarations du Président de la République, en perte de vitesse dans les sondages, et celles de François Fillon, confirment qu’il y a toujours deux projets de société qui s’affrontent, celui de l’UMP sarkozyste et celui du Parti socialiste.
Les élections municipales, que Sarkozy et Fillon souhaitent « politiser » seront donc l’occasion pour les Français de s’exprimer à la fois pour un choix politique au niveau local et aussi sur le projet de société mis en œuvre par le Président de la République.







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