Plus de 400 personnes au Foyer du Lararet ce 14 janvier pour soutenir Roland RIES
Par Philippe Bies, mardi 15 janvier 2008 :: Archives :: #108 :: rss
Notre réunion publique de lancement de campagne hier soir au Foyer du Lazaret a été une réussite. Plus de 400 personnes présentes et parmi elles, avec les militants socialistes, de nombreux citoyens strasbourgeois. J'ai eu l'honneur et le plaisir d'introduire la soirée. Voici le texte de mon intervention
Chers Amis, Mesdames, Messieurs,
J’ai le plaisir de vous souhaitez la bienvenue ici à Neudorf à l’occasion de notre première réunion publique de campagne. Vous savez combien j’aime ce quartier qui faut-il le rappeler est le plus grand de Strasbourg. Vous savez aussi, combien il souffre aujourd’hui des décisions inconséquentes des élus actuellement en place.
Je souhaite la bienvenue à tous mes colistiers qui vous seront présentés durant la soirée, bienvenue aux députés européens qui nous font le plaisir de leur présence en cette semaine de session (Kader ARIF et Harlem DESIR et bien sur Catherine TRAUTMANN), bienvenue au Consul Général du Portugal Duarte SIMOES et à Anne DAVIS l’épouse du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe. Bienvenue enfin à vous toutes et tous qui par votre présence marquez votre intérêt pour la démarche initiée par la liste socialiste et républicaine menée par Roland RIES.
Si cette soirée marque le lancement officiel de notre campagne pour Strasbourg, le travail accompli depuis des mois a été important. Permettez d’y revenir en quelques mots.
Une équipe ne peut l’emporter que si elle est unie. C’est là une condition indispensable pour vaincre et elle nous a tant fait défaut par le passé. Le sens des responsabilités dont chacun a su faire preuve nous a permis de la réaliser autour de Roland RIES. Force est de constater, qu’à ce jour, nos concurrents en sont encore loin.
Ah le Modem à Strasbourg. Il n’en finit pas de se chercher dans un centre éclaté dont beaucoup se revendique mais que personne ne trouve plus.. Et on nous dit qu’il y aura encore des surprises. Franchement tout cela ne me semble pas très sérieux et en tout cas pas digne des enjeux qui sont devant nous.
Pour le tandem les choses sont plus simples : à ce jour, l’UMP à Strasbourg n’a ni liste ni projet.
Pour la liste il faudra patienter mais l’affaire semble compliquée. Au – delà des ralliements individuels peu significatifs (il faut bien essayer d’obéir à l’exigence d’ouverture de Nicolas Sarkozy), Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN rencontrent quelques difficultés à constituer une nouvelle équipe. Il faut dire qu’il ne reste pas grand chose de celle qui achève le mandat. Après Cutajar, Kalinkova, on apprend que c’est la conseillère générale du Neuhof qui est sur le point d’être évincée.
Il faut dire aussi que la façon dont ils ont dirigé la ville, la manière dont ils se sont comportés, ne donne pas vraiment envie, même au sein de leur propre camp.
Dans le bilan de ce tandem, qui en fait n’en est pas un tant il se neutralise depuis 7 ans, donc dans leur bilan ce qui marque surtout c’est ce bonapartisme qui s’est installé dès mars 2001. Elus d’opposition, associations, milieux socio professionnels les plus divers : tous ont du affronter le sectarisme, et l’amateurisme, d’un duo qui considère que la ville lui appartient : depuis 7 ans c’est « main basse sur la ville » et seuls les courtisans et les partisans trouvent grâce.
Cette gouvernance autoritaire, aveugle aboutit bien logiquement à un bilan catastrophique sur bien des plans :
- Notre ville, notre agglomération, sont aujourd’hui déconsidérés. Le terrain que nous avons perdu dans la compétition des villes françaises et des villes européennes est énorme. Dans la gestion de certains dossiers comme la vente des immeubles européens nous avons frisé le ridicule, à tel point que c’est l’Etat a du reprendre les choses en main
- Les strasbourgeois ont vu peu de choses changer dans leur vie quotidienne. Prenons le logement, sans doute l’exemple le plus flagrant de l’absence de politique volontariste. Plus de 16 000 demandeurs de logements rien que pour le logement social en 2007 et il faut rajouter toutes celles et ceux des classes moyennes qui éprouvent les pires difficultés à se loger dans notre agglomération.
En fait, ils ont inventé une nouvelle conception de la gestion municipale : le bricolage urbain. Pas de projet global mais une série d’initiatives sans cohérence, ni consistance. Il n’y à qu’à voir comment a été choisit le lieu d’implantation du Zéntih : en dépit du bon sens et en dépit de la logique de développement durable qui aurait du prévaloir et dont Fabienne Keller se gargarise pourtant à longueur de déclarations.
Alors oui ils sont en campagne depuis des mois. Une campagne menée au rythme infernal des inaugurations et coupures de ruban, même quand les travaux ne sont pas achevés comme aux abords du Zénith, et tout cela aux frais du contribuable local.
Une campagne où nous savons que rien ne nous sera épargné, surtout pas le pire.
Ainsi, comme frappé d’amnésie, Keller et Grossmann, alias Tulipe et Mimosa, ont oublié le temps où ils prenaient les strasbourgeois en otage de leurs indécentes et démagogiques provocations les soirs de St Sylvestre. Ce sont pourtant eux qui ont imposé l’évolution du nombre de voitures brûlées comme un critère de santé de nos quartiers et de compétence de la municipalité. Et pourtant, comme dans d’autres domaines, de 2001 à 2008 rien n’a changé hélas, sauf leur discours. Fini les images chocs, fini les discours haineux qui étaient le leur pour gagner.
Mes chers amis : nous savons que les strasbourgeois souhaitent majoritairement le changement. Notre responsabilité, notre devoir, est de proposer une alternative qui soit sérieuse et crédible. Nous seuls pouvons être les aiguillons des vrais changements à Strasbourg, pour Strasbourg !
Faire de notre ville une ville qui dialogue à nouveau, une ville qui innove, une ville qui rayonne, une ville à nouveau responsable et solidaire où chacun trouve sa place : tel est l’enjeu immense de l’élection des 9 et 16 mars prochain.
L’heure est donc venue de se mettre en ordre de bataille : avec conviction et modestie, avec détermination mais sans esprit de revanche. Nous le devons à nos concitoyens ; Ils comptent sur nous et nous n’avons pas le droit de les décevoir.
Alors oui, j’en suis convaincu, avec Roland, avec toute notre équipe, avec vous tous, avec les strasbourgeois nous saurons faire de Strasbourg une ville pour tous, une ville pour chacun.







Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire