Parallèlement à ce qu’il faut bien appeler un marasme, des centaines de logements ont été démolis sans que l’offre n’ait été reconstituée. Ainsi au Neuhof  ce sont 370 appartements qui ont déjà été démolis et 365 qui le seront dans un avenir proche, sans qu'aucun logement aidé neuf n'ait été livré à ce jour (à l'exception des 40 pavillons de la cité des Aviateurs). Au total ce sont plus de 1 000 logements qui ont été, ou sont en cours, de démolition sur le patrimoine de l’Office ! On est bien loin de la règle initiale de l’ANRU : 1 logement construit – 1 logement démoli. Pour être tout à fait objectif je dois dire que Yves BUR le maire UMP de Lingolsheim a respecté cette règle et qu’aucun logement ne sera démoli avant que d’autres soient reconstruits. Cela mérite d’être noté !

 

A Strasbourg non seulement on ne construit pas mais en plus on démolit au mépris de 16 000 demandes de logements qui s’accumulent sur l’agglomération !

 

Pour arriver à un bilan aussi catastrophique d’aucuns pourrait croire que CUS habitat a fait l’objet d’un plan de rigueur à ce point drastique qu’il aurait empêché toute action. Il n’en est rien, bien au contraire ! Durant toutes ces années, la masse salariale et les moyens généraux n’ont cessé d’augmenter. A titre d’exemple, les moyens généraux ont augmenté de 1 071 000 euros entre 2003 et 2005 alors que la masse salariale augmentait de 2 700  000 euros durant la même période.

 

Par son incapacité à formuler une politique du logement cohérente, le tandem a encouragé pendant 7 ans les errances, les erreurs stratégiques et la gestion calamiteuse du principal outil dont il disposait. Cette situation invraisemblable a abouti à ramener la production d’un des plus grands bailleurs de France à un niveau comparable à celle de petits cabinets immobiliers.

 

Ce  résultat discrédite durablement les promesses du tandem en matière de logement social.