Du jamais vu depuis 1958 : l'UMP tente de modifier les règles pour l'élection des conseillers généraux à un mois du scrutin
Par Philippe Bies, mardi 5 février 2008 :: Archives :: #116 :: rss
A un mois des élections cantonales des 9 et 16 mars, les députés UMP ont adopté ce mardi une proposition de loi qui permet aux parlementaires déjà détenteurs d'un mandat local et élus conseillers généraux d'être remplacés par leurs suppléants.
Ce texte est contraire à la tradition républicaine qui interdit de modifier le code électoral relatif à un scrutin pour lequel la campagne est déjà commencée. Les socialistes, qui ont voté contre, soupçonnent l'UMP de vouloir permettre par cette loi à des parlementaires de se présenter aux cantonales pour démissionner ensuite. Ils serviraient ainsi de «locomotives» dans des départements où la majorité de droite est menacée.
Ce texte proposé par le président UMP de la commission des lois, vise "officiellement" à remédier à une insuffisance de la loi du 31 janvier 2007 sur la parité. Ce texte a institué pour les élections cantonales un ticket mixte formé par le candidat et son remplaçant, chacun devant être de sexe différent.
Dans un certain nombre de cas prévus par la loi (décès, cumul des mandats), lorsque le poste de conseiller général devient vacant, le titulaire est remplacé par son suppléant de l'autre sexe sans qu'il soit besoin d'une élection partielle. Mais une élection cantonale partielle doit continuer à avoir lieu lorsqu'un parlementaire détenteur d'un mandat local (maire, conseiller régional...) est élu conseiller général et décide de renoncer à ce dernier mandat.
Décidement la droite sarkozienne doit être bien mal en point pour en arriver à ces extrémités !







Commentaires
1. Le mercredi 6 février 2008 à 11:24, par Saint just
2. Le jeudi 7 février 2008 à 17:49, par 12mai76
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