La gestion du tandem une nouvelle fois épinglée : Strasbourg, mauvais élève parmi les grandes villes françaises
Par Philippe Bies, jeudi 21 février 2008 :: Archives :: #125 :: rss
Le quotidien économique « Les Echos » et l’hebdomadaire « Challenges » sortent simultanément une étude sur la gestion des grandes villes. Les deux études sont concordantes et peu élogieuses pour la gestion du tandem UMP.
L’audit des Echos semble sans appel pour Strasbourg. C’est sans doute la raison pour laquelle le quotidien n’a pas jugé utile d’y consacrer un article, contrairement à beaucoup des grandes villes examinées. Signe également de la perte de vitesse de notre agglomération dans la compétition des villes françaises.
Mais revenons en aux chiffres et à la place occupée par Strasbourg parmi les 36 villes passées au crible des spécialistes :
- pour le logement social, Strasbourg occupe la 23ème place avec une évolution de 1,7% du nombre de logements sociaux entre 2002 et 2007.
- Pour l’évolution du taux de chômage, notre ville occupe l’avant dernière place avec une augmentation de 1,3% entre 2002 et 2006. Seule Mulhouse fait plus mal…
- Avec une augmentation de la taxe d’habitation de 21,8% en 6 ans, Strasbourg figure parmi les champions de la pression fiscale sur les ménages. Cette tendance est confirmée par l’augmentation de 25,8% de la taxe foncière (foncier bâti). Avouons que dans ce domaine nous sommes bien loin des promesses du tandem de diminuer la fiscalité locale…
- Enfin le poids de la dette s’est anormalement alourdi, augmentant de 17, 8% depuis 2002. Seule Toulouse fait pire.
Ces tendances d’une gestion pour le moins erratique des deniers publics sont confirmées par Challenges qui décerne à Strasbourg la note la plus mauvaise (doit mieux faire) et classe la ville au 29ème rang parmi les 35 villes de plus de 100 000 habitants.
Ces audits se passent de commentaires. Il est intéressant d’ajouter que la gestion du tandem est considérée par Challenges comme la moins sincère parmi ces mêmes 35 collectivités. Je cite « Ainsi Strasbourg détient, dans les villes de plus de 100 000 habitants, la palme de l’écart entre les prévisions de dépenses et les réalisations ».
Ces deux études, après celle de Capital, prouvent s’il est était besoin que derrière les discours compassionnels et moralisateurs de Fabienne Keller, coachée par Robert Grossmann, se cache une mauvaise gestion des finances communales et communautaires.
J’aimerai que le tandem mette autant de hargne à expliquer cette situation aux strasbourgeois, qui ont droit à la vérité, que celle qu’ils emploient actuellement pour attaquer Roland RIES en utilisant des arguments indignes de dirigeants d’une ville comme la nôtre.







Commentaires
1. Le vendredi 22 février 2008 à 09:21, par Padre
2. Le vendredi 22 février 2008 à 10:11, par peirotes
3. Le samedi 23 février 2008 à 01:36, par Nomade
4. Le samedi 23 février 2008 à 11:04, par yolande
5. Le samedi 23 février 2008 à 18:32, par Philippe Bies
6. Le samedi 23 février 2008 à 19:57, par Honkytonk
7. Le lundi 25 février 2008 à 18:41, par Denis Tricard
8. Le mardi 26 février 2008 à 05:23, par fruits de la passion
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