
Reims s’est terminé comme Rennes. Jeune militant en 1990 j’avais assisté à cette bataille où la haine avait supplanté tout le reste. Je ne suis pas allé à Reims et au soir de ce congrès je ne le regrette pas.
Quel spectacle affligeant donné en direct sur les chaînes de TV par nos dirigeants. Tous ont appelé à l’unité, aucun n’a été capable de la construire. En fait, au – delà des effets de tribune, tout était joué d’avance.
Tout d’abord ce front anti – Ségolène qui s’est constitué sans oser s’afficher publiquement. Je ne suis pas un fervent partisan de Ségolène ROYAL, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais je trouve pitoyable l’attitude de mes camarades à son encontre. Que lui reproche t on ? De savoir s’adresser aux français aussi bien qu’aux socialistes ? De vouloir adapter le PS à l’évolution du monde ? De faire le constat que face à l’affaiblissement des communistes, une autre stratégie devait être élaborée sans rompre avec le rassemblement à gauche? Franchement ce refus de discuter avec elle me semble mortifère pour toute la gauche.
Mais admettons que DELANOE et AUBRY aient raison. Ils auraient du s’entendre alors ! Sur le fond rien ne les sépare, ils ont la même vision du PS. Ils n’ont même pas réussi à se mettre d’accord sur un nom ! Le plus pitoyable dans cette histoire est sans doute Bertrand DELANOE dont j’ai pourtant signé la motion. Quand on est un responsable politique de son niveau, on ne peut rester spectateur et regarder le train de la désunion passer sans agir. Pour moi il s’est durablement décrédibilisé.
Alors oui c’est vrai, ce sont les militants qui vont choisir et c’est la force du Parti Socialiste. A l’heure où j’écris ces quelques lignes je n’ai pas encore décidé de mon vote, comme beaucoup d’adhérents sans doute. Une chose est sure : je voterai pour une femme.